Une nouvelle parution sur mon autre blog " instantané " , ici .
Sur les bords d'une lône du Rhône , près de chez moi , un paradis de vie .
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L'ascalaphe soufré
Libelloides coccajus
Cet insecte particulier, à mi-chemin entre le papillon et la libellule, est assez grand, puisqu’il possède une envergure allant de 45 à 55 mm. La tête, le thorax et l’abdomen sont robustes et très poilus ; ce dernier est totalement noir et est terminé chez le mâle de cerques formant des crochets (ils servent à saisir les femelles en vol). Les ailes sont vivement colorées et sont d’un beau jaune très vif (voire fluo). Les ailes postérieures sont triangulaires et possèdent une tache noire qui s’étire tout le long de l’abdomen (elle atteint l’angle inférieur de l’aile). Les antennes sont très longues et terminées par un petit renflement que l’on appelle « bouton ».
Cette espèce fréquente les milieux ouverts à semi-ouverts, surtout les versants chauds, bien exposés et parsemés de buissons (pelouses sèches et landes thermophiles dans notre région), et il peut atteindre une altitude de 2000 m. La femelle pond ses œufs à la base des végétaux. Les larves qui en sortent vivent dans les herbes basses, dans la litière ou sous des pierres et sont de redoutables prédatrices. Cette vie larvaire dure environ 2 ans ; un stade nymphal précède le stade adulte. Le régime alimentaire des ascalaphes est composé essentiellement de Diptères (divers types de mouches et autres petits insectes) qu’ils capturent en vol ; ils sont donc carnivores.
Le vol de l’Ascalaphe soufré est rapide, plutôt en hauteur et au soleil. C’est un insecte strictement diurne qui vit dans les milieux chauds et secs, comme les coteaux bien exposés, les prairies, les landes. On l’aperçoit habituellement posé sur les plantes (souvent des Graminées) en train de prendre un bain de soleil, les ailes ouvertes, d’avril à juillet.






















































