Bonjour
Pouvez - vous vous réabonner à mon blog , SVP, la section des news a été effacée . Cliquez sur le premier . Merci de votre compréhension .
C'est dimanche
Vous êtes prêts
Pour une petite randonnée
Alors, vite , chaussures , blouson , bâtons , bouteille d'eau ....
On va là !
535 mètres -13 km - 4 heures ....
Au sommet du Mont Liausson , un étonnant point de vue sur le Lac du Salagou dans son écrin de ruffes rouges, aux formes rondes, creusées de canyons dignes du Colorado, couronnées par des volcans, et offrant une mosaïque de couleurs.
La randonnée s'ouvre par une ascension de 4 km sur un sentier rocailleux .
Le lac du Salagou dévoile toute son étendue aux couleurs aussi intenses que l'azur céleste.
Le bourg de Liausson parait tout minuscule au fur et à mesure de l'ascension .
Le lac du Salagou est un lac de retenue du barrage du Salagou. Il est situé au centre du département de l'Hérault, sur la rivière Salagou, affluent de la rivière Lergue qui se jette dans l'Hérault. Il atteint une profondeur d'environ 50 mètres.
Le niveau de l'eau est à 139 m d'altitude. La surface du plan d'eau est d'environ 700 hectares .
Le projet de barrage fut lancé dans les années 1950, dans le but de créer une réserve d'eau qui favoriserait une diversification des cultures, comprenant le développement d'une production fruitière, la viticulture devenant surproductive. Secondairement, le barrage a pour but de régulariser les crues de l'Hérault.
L'emplacement du lac a été décidé en raison de l'imperméabilité du sous-sol, propice à maintenir le niveau d'eau. Ce sous-sol est constitué de la « ruffe », roche rouge formée par la combinaison de sédiments argileux et d'oxydes de fer. Ces roches sédimentaires sont datées du Permien (-280 millions d'années). C'est le résultat d'un dépôt en milieu aquatique d'eau douce calme. On trouve des coulées et cheminées basaltiques, témoins d'intenses activités volcaniques anciennes. On peut y observer des empreintes fossiles de Thérapsides au lieu-dit La Lieude.
Arrivé au sommet du Liausson, il suffit de plonger le regard en contrebas de la plateforme pour découvrir un tout autre paysage. Le village de Mourèze, adossé à son église romane du XII ème siècle, semble noyé par la profusion de rochers qui l'encerclent.
Lorsqu’on arrive sur la crête, le spectacle est saisissant ! A 360°, le paysage s’étale des Grands Causses du Larzac, du Haut Languedoc, vers la chaîne des Pyrénées en passant par la Grande Bleue pour rejoindre les Cévennes, le Pic Saint Loup et plus loin le Mont Ventoux…


Le cirque de Mourèze, situé à près de 250 m d’altitude, est occupé sans interruption depuis plus de 5000 ans.
Les roches qui composent ce paysage lunaire sont essentiellement des dolomies.
Les dolomies sont en fait les dépôts sédimentaires abandonnées par la mer il y a plus de 160 millions d’années.
Cette roche fragile, après des millions d’années d’érosion, a donné naissance à un paysage incroyable et onirique dans lequel s’enchaînent piliers, arches, plateformes, falaises et colonnes, le tout dans un paysage de garrigue extrêmement sec et pauvre.
Le jeu est de traverser ce chaos dolomitique à la recherche de cachettes mais aussi de monstres de pierre figés par le temps… Ici le sphinx , plus loin la tête de mort, plus haut les orgues, la tortue… Il suffit juste de regarder, d’observer et d’avoir gardé un brin d’imagination d’enfant !
Il faut dire qu’occupé depuis le néolithique, le site a subi un défrichement continu.












Nous allons redescendre vers Saint Ghilhem le Désert que je vous montrerai plus tard.
Bon dimanche .
Pour la communauté de Chat Bleu , clic , les mosaïques de chaque mois , qui nous propose pour ces mois-ci " Vive les vacances " .
L'air en conserve
Dans une boîte, je rapporte Un peu de l'air de mes vacances Que j'ai enfermé par prudence. Je l'ouvre ! Fermez bien la porte
Respirez à fond ! Quelle force ! La campagne en ma boîte enclose Nous redonne l'odeur des roses, Le parfum puissant des écorces,
Les arômes de la forêt... Mais couvrez-vous bien, je vous prie, Car la boîte est presque finie : C'est que le fond de l'air est frais.
Jacques Charpenteau
|
|
Villetelle - Hérault .
Découverte de 6 capitelles, totalement restaurées en 2001.
Témoignage d'une époque où les garrigues était exploitées par les paysans pour planter oliviers, vignes et arbres fruitiers,
Les capitelles font partie intégrante du paysage du Languedoc-Roussillon. De dimensions et de formes très différentes, elles furent utilisées occasionnellement ou de façon saisonnière pour abriter le berger de la pluie ou du soleil, les récoltes au moment de leur cueillette ou le chasseur pour s’y cacher.

"Autrefois, les gens pauvres ont épierré les terres les plus ingrates et les plus rocailleuses pour y
constituer l’ager, c’est-à-dire la terre à blé. De ce travail acharné, il nous reste aujourd’hui des clapas (amas de pierres) et des abris « en pierre sèche » appelés capitelles.
Comme l’indique l’expression « en pierre sèche », les capitelles ont pour matériau la pierre tirée du sol et pour technique de mise en oeuvre la maçonnerie à sec, c’est-à-dire sans liant.
Elles n’offrent de ce fait aucun moyen de datation et seule l’étude de quelques dates gravées sur leur linteau ou leur dalle faîtière permet d’émettre des hypothèses quant à l’époque de construction .
La capitelle double est rare .Elle a la particularité d'avoir deux pièces en enfilade .
La basse : accolée à un mur , cette capitelle basse et trapue , s'ouvre par un passage étroit , qui impose à celui qui veut y pénétrer de s'accroupir ou de se courber.
La voûte à encorbellement est constituée de pierres plates disposées pour former des assises circulaires, chaque assise reposant en surplomb sur la précédente .Les pierres sont posées inclinées vers l'extérieur pour assurer l'étanchéité .Une grande pierre plate termine la fausse voûte.
Le clapas : c'est au bout d'un clapas ( amas de pierre ) , que l'on découvre cette capitelle.
En délit . Ce terme désigne les pierres supérieures posées verticalement au sommet de cette capitelle encastrée dans un clapas. Cette disposition empêchait les chèvres de passer car elles se coinçaient les pattes entre les pierres.
Plan carré . La plus courante dans la région , son toit est légèrement bombé.
La Tine . La capitelle -cuve ou " tine " est typique de la région nîmoise .Si elle pouvait servir à entreposer provisoirement la récolte d'olives ou le produit de la vendange , sa forme particulière laisse penser qu'elle devait également permettre le stockage de l'eau de pluie , grâce au plan incliné qui la ceinture. A l'intérieur , le sol était à même le rocher afin de constituer la réserve d'eau.
Belle journée .
Pour profiter de la beauté du cirque de Navacelle
Dans la garrigue parfumée
Les sentiers rocailleux
Permettent d'accéder à des belvédères
Tout autour du cirque .
Dans cette nature sauvage et protégée
Si nous avons le choix du sentier
Les insectes ont aussi le choix de leurs envies !
Une fleur bleue ?
Une fleur jaune ?
Une fleur rose ?
Ou tout simplement se fondre dans l'élément naturel pour méditer ?
Bientôt , un article sur Navacelle et son cirque .
Une nouvelle parution sur mon autre blog , " instantané " , clic .
A Pignan, à 10km de Montpellier, isolée au milieu des vignes, l'Abbaye fait partie du patrimoine du Languedoc. Elle rappelle au visiteur de passage que "l'harmonieuse beauté conduit l'homme vers Dieu pour lui en faire goûter la noblesse et la bonté" ( Jean-Paul II à l'occasion du IX° centenaire de l'Abbaye de Cîteaux)
Ancienne Abbaye de femmes, sobre, élégante, de dimensions modestes, elle se prête merveilleusement à la musique: chants chorals, chants Grégoriens, musique sacrée, musique de chambre... Des jeunes sont aussi heureux d'y célébrer leur mariage.
Entreprise au cours de la première moitié du XIIe siècle, à l'emplacement de l'ancienne église Sainte-Madeleine de Bonlieu, elle est dotée à partir de 1247 d'un choeur à trois absides sans doute à l'initiative de la première abbesse, Elisabeth d'Alignan, d'une famille renommée en Languedoc, soeur de Benoît d'Alignan, moine de Valmagne devenu en 1229 évêque de Marseille, fondateur de l'abbaye cistercienne du Mont Sion.
On pense naturellement au mot vigne. En fait, les linguistes nous disent que l'origine du mot est inconnue. Cependant, en 1696, les religieuses ont choisi de faire figurer dans leurs armoiries, le sarment et le raisin. L'étymologie populaire s'est imposée.
La première mention de ce lieu, comme siège d'une communauté religieuse, date de 1150, sous la dénomination de Notre-Dame de Bon Lieu. A l'origine, le monastère est placé sous la juridiction de l'évêque de Maguelone, avec une règle probablement bénédictine. Il passe sous l'obédience de Cîteaux en 1178. Il dépend alors de l'abbaye de Valmagne sise à quelque 25 km de là. En 1259, le monastère devient une abbaye. La nouvelle supérieure, Guillaumette Daudé, prend alors le titre d'abbesse. L'abbaye restera cistercienne jusqu'en 1791.
A cause des guerres de religion les moniales décident, en 1683, de s'installer à Montpellier, dans l'Hôtel de Rignac, pas très loin de l'actuelle église des Dominicains. A Montpellier, elles gardent leur règle, mais "s'embourgeoisent".
Le 19 février 1791, les trois grands domaines ruraux que possèdent alors les soeurs à Vailhauquès, Grabels et Pignan sont vendus aux enchères. Le domaine du Vignogoul comprenait 28 hectares en "maisonnage, champs, près, vignes et olivettes" sur Pignan et 11 hectares en devès -zone de pâture- , au terroir de Murviel.
Le Vignogoul est alors, durant un siècle, un centre d'exploitation agricole. Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour voir des religieuses y revenir. Ce sont les Dominicaines de Prouilles appelées par Mgr de Cabrières. Arrivées en 1898, elles sont contraintes au départ, en septembre 1901, à la suite des lois sur les associations.En 1919, l'abbaye restaurée par le P. Charles Prévost en 1913, accueille, pour une durée de huit ans environ, les Carmélites rentrées de leur exil en Belgique. C'est alors que Jean Secondy, leur aumônier, écrit l'histoire de l'abbaye. Mais elles aussi, abandonnent ce lieu pour s'installer à Montpellier.
Vers 1930, arrive une troisième communauté, les sœurs Franciscaines de Lenne, qui y implantent un orphelinat. L'établissement, sécularisé, a gardé sa vocation, aujourd'hui encore.

Entreprise au cours de la première moitié du XIIe siècle, à l'emplacement de l'ancienne église Sainte-Madeleine de Bonlieu, elle est dotée à partir de 1247 d'un choeur à trois absides sans doute à l'initiative de la première abbesse, Elisabeth d'Alignan, d'une famille renommée en Languedoc, soeur de Benoît d'Alignan, moine de Valmagne devenu en 1229 évêque de Marseille, fondateur de l'abbaye cistercienne du Mont Sion.

Sainte-Marie du Vignogoul présente un réel intérêt pour l'histoire de l'architecture gothique régionale. Il s'agit, en effet, d'un édifice incontestablement cistercien, encore imprégné de souvenirs romans tout en se situant au coeur de la modernité du XIIIe siècle.Par son dépouillement, la grande rigueur de ses formes architecturales, l'harmonie de ses propositions, l'édifice s'inscrit tout-à-fait dans la spiritualité de Cîteaux. Ici, le décor est réduit à de simples motifs floraux ou végétaux. D'autres détails évoquent encore l'obédience cistercienne, comme le choix d'un choeur tripartite et le triplet qui éclaire le sanctuaire, évocation directe de la Trinité, dont le dogme était au coeur des préoccupations spirituelles de l'ordre.