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" Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux . " Marcel Proust

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jeudi 12 août 2021

Les nénuphars ....

 





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L'étang dont le soleil chauffe la somnolence
Est fleuri, ce matin, de beaux nénuphars blancs ;
Les uns, sortis de l'eau, se dressent tout tremblants,
Et dans l'air parfumé leur tige se balance.

D'autres n'ont encor pu fièrement émerger :
Mais leur fleur vient sourire à la surface lisse.
On les voit remuer doucement et nager :
L'eau frissonnante affleure aux bords de leur calice.


Edmond Rostand ( 1868-1918 )













Belle journée à chacun .





jeudi 28 septembre 2017

Les nénuphars ....




La pépinière fut fondée en 1875 par Joseph Bory Latour-Marliac pour la propagation, la culture et la commercialisation de nénuphars rustiques. Avant de mettre en place sa pépinière, Latour-Marliac avait trouvé une manière d'hybrider les nénuphars par un procédé qui est resté mystérieux. Le besoin existait car, à cette époque, le seul nénuphar résistant d'Europe était un nénuphar blanc. En croisant cette variété blanche avec d'autres variétés sauvages dont l'origine était d'Amérique et d'ailleurs, Latour-Marliac fut tout de suite capable de construire une collection de nénuphars dont la palette allait d'un jaune délicat au fuchsia jusqu'au rouge intense.

En 1889, Latour-Marliac eut le sentiment que sa collection était assez importante pour être présentée à l'Exposition Universelle de Paris cette année-là ; aussi ses plantes d'un nouveau genre furent-elles dévoilées en même temps que la Tour Eiffel. Installés dans les jardins d'eau devant le Trocadéro, les nénuphars hybrides firent sensation et obtinrent le premier prix de leur catégorie. Plus important encore, ils attirèrent l'œil du peintre Claude Monet qui en fut émerveillé et tenu sous le charme. C'est cette expérience au Trocadéro qui l'inspira lorsqu'il construisit son jardin d'eau à Giverny.



Une fois que l'étang de Giverny fut terminé, Claude Monet commanda une grande quantité de nénuphars à Latour-Marliac ; les bons de commande figurent toujours dans les archives. Ce sont ces mêmes nénuphars qui devaient devenir le sujet de ses célèbres toiles, les Nymphéas, aujourd'hui exposés au Musée de l'Orangerie de Paris.  On peut  soutenir l'idée que Claude Monet peignit plus que de simples jolies fleurs - il réussit à saisir sur la toile une nouveauté botanique et ses peintures figurent parmi les premières mentions de nénuphars d'eau non-blancs poussant en Europe.

Un grand merci à Joseph Bory Latour-Marliac non seulement pour les magnifiques nénuphars dont nous pouvons jouir dans nos jardins, mais aussi pour le rôle d'inspirateur qu'il joua auprès de son ami Claude Monet. En définitive, ce furent bien les deux hommes, ensemble, qui firent de la France, sans aucun doute, le lieu de naissance des nymphaeas.













































Les nénuphars

L'étang dont le soleil chauffe la somnolence 
Est fleuri, ce matin, de beaux nénuphars blancs ; 
Les uns, sortis de l'eau, se dressent tout tremblants, 
Et dans l'air parfumé leur tige se balance.

D'autres n'ont encor pu fièrement émerger :
Mais leur fleur vient sourire à la surface lisse.
On les voit remuer doucement et nager :
L'eau frissonnante affleure aux bords de leur calice.

Edmond Rostand
















vendredi 4 septembre 2015

Nénuphars ....

 La zen attitude - Chien - Chat - Gifs animé Une nouvelle parution sur mon autre blog " instantané " , clic .






Pour la communauté  " ombre et lumière " , clic , créée par Hauteclaire et gérée par Nathalie .









L'Académie française a écrit « nénufar » de 1762 jusqu'en 1935  et les rectifications orthographiques du français en 1990 préconisent de revenir à cette orthographe .

En adoptant la graphie « nénuphar » dans la huitième édition de leur Dictionnaire (achevée en 1935), les Académiciens se seraient laissé aller à un rapprochement
sémantique avec les nymphes (ces dernières partageant avec les nénuphars un attrait certain pour l’eau), mais également avec le genre Nymphaea, qui est celui de certains nénuphars.

Dans son propre dictionnaire, Émile Littré a comme entrée principale « nénufar », mais cite également nénuphar « d'après l'usage des botanistes ».

Un autre genre de nénufar est
Nuphar, nommé en 1809 par le britannique James Edward Smith. L'orthographe du nom de ce genre laisse penser que la chose n'est pas simple, ainsi qu'il apparaît déjà chez Littré.

Par plaisanterie, on a appelé « guerre du nénufar » ou « guerre du nénuphar » les polémiques qui ont agité la
France au début de l'année 1991 à propos des rectifications orthographiques. En 2005, une brochure exposant l'orthographe de 1990 a été éditée sous le titre Le millepatte sur un nénufar.





Ces " Nymphes " , nous allons les découvrir au conservatoire botanique de Mascarin  ( clic ) à La Réunion .


































 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le Nymphoides peltata est une vivace aquatique, très rustique, aux feuilles ressemblant à celles des nénuphars, mais plus petites. Ses fleurs, jaune d'or, à bords frangés apparaissent à quelques centimètres au dessus de l'eau en juillet-août.

 
 
 
 
 












Objet de méditation dans le bouddhisme zen, de contemplation pour les romantiques, et de poésie un peu partout, le nénuphar est une fleur à part, comme la rose mais dans un autre registre. Mais il prend actuellement un autre sens et représente symboliquement un paradigme de l’espèce humaine.

Il illustre donc d’abord le calme de l’étang, la paix de l’eau tranquille, les jardins soignés ou les étangs sauvages entourés de prairies et d’arbres tendres. Sa fleur de couleur vive, claire ou douce tranche avec le foncé de l’eau et des feuilles.

D’une famille apparentée aux Lotus et aux Nymphéas, il est une des fleurs mythiques dont l’aura a traversé le temps chargé de cette notion de beauté, de paix, de grâce, de magnificence humble puisqu’il croît sur une eau peu claire.

Outre ce qu’il inspire aux humains, le nénuphar a une particularité: sa croissance exponentielle. Pour simplifier: il fait une feuille un jour, 2 le lendemain, 4 le surlendemain, puis 8, 16, 32, etc. Jusqu’à recouvrir tout l’étang, asphyxier l’eau et en mourir.

Appliqué aux humains, le nénuphar symbolise un paradigme, un modèle de développement, une représentation du monde. L’espèce humaine est entrée depuis moins de deux siècles en phase de croissance accélérée, presque exponentielle. Avec à terme l’épuisement de certaines ressources.

 En sera-t-il des humains comme des nénuphars: disparaître - ou au moins être drastiquement réduits - par l’étouffement et l’épuisement du milieu vital?





En attendant , asseyons-nous sur le rivage à Saint Leu et  " buvons " la sérénité de  ce ciel flamboyant .














Les nénuphars

L'étang dont le soleil chauffe la somnolence
Est fleuri, ce matin, de beaux nénuphars blancs ;
Les uns, sortis de l'eau, se dressent tout tremblants,
Et dans l'air parfumé leur tige se balance.

D'autres n'ont encor pu fièrement émerger :
Mais leur fleur vient sourire à la surface lisse.
On les voit remuer doucement et nager :
L'eau frissonnante affleure aux bords de leur calice.
 
Edmond  Rostand