Petit mâle curieux
Eloigné du concile des sages
Protégé par la pénombre
Savoure la sérénité de la liberté.
Le chant du daim
On prétend que le vent
A cessé de couler,
Que le cœur de l'océan
A même cessé de battre
Et pourtant à Nara,
Parmi les nénuphars,
Il nous murmure tout bas
Qu'il n'est jamais trop tard
Le daim au pelage lisse
Attend, dans l'oasis
D'une nature qui tremble,
Que la Terre lui ressemble.
Il se souvient des feuilles
Tombées à l'automne,
Mais croit encore en l'homme
Qui chante, rêve et cueille
Dans chaque paysage,
Et en chaque regard,
A chaque page,
Quelques graines d'espoir.
Simon Oeriu

